Les 3 dernières histoires

1798
Aristide Aubert Du Petit-Thouars, capitaine de 38 ans, se trouve à Aboukir sur le vaisseau « Le Tonnant ». La mitraille anglaise lui arrache un bras, puis l'autre et enfin une jambe. Il se fait placer dans un tonneau de son et crie de ne pas se rendre. Tant que son sang a pu le maintenir en vie, il a encouragé ses compagnons.
>>> 1816<<<
Gouverneur Morris, homme politique et écrivain américain est mort des suites de blessures internes et d'une infection fatale en 1816. Souffrant d'une obstruction urinaire, il a tenté de se soigner lui-même en s'insérant un morceau de fanon de baleine dans l'urètre dans une tentative de dégager le blocage de son tractus urinaire.
1841
William Henry Harrison, 9e président des États-Unis, contracta une pneumonie en faisant un discours d'une heure et demie sous une pluie glaciale le jour de son investiture. Il meurt 1 mois plus tard.
1899
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Félix Faure est mort d'une congestion cérébrale après un rapport sexuel avec Marguerite Steinheil. Une plaisanterie populaire ira jusqu'à préciser que c'est par une fellation que la maîtresse provoqua l'orgasme qui lui fut fatal, et fera de Mme Steinheil « La Pompe funèbre ». Clemenceau dit de lui : Il voulut être César, il ne fut que Pompée. Autre anecdote, le médecin aurait demandé : Le Président a-t-il toujours sa connaissance ? et la réponse aurait été : Non Monsieur, on l'a fait sortir par une porte dérobée.
1906
Ce 19 avril 1906, le physicien Pierre Curie se rend chez son éditeur, quai des Grands-Augustins à Paris. Alors qu'il traverse la rue Dauphine en courant sous la pluie pour rallier le quai de Conti, il trébuche sur les pavés glissants. Il est percuté par un attelage. Le prix Nobel de physique tombe et meurt la tête écrasée par la roue arrière du véhicule.
1911
Jack Daniel, fondateur de la distillerie Jack Daniel's de Tennessee whiskey, meurt d'un empoisonnement sanguin résultant de complications dues à une blessure à l'orteil qu'il s'était infligée en donnant un coup de pied à son coffre-fort, dont il ne se souvenait pas de la combinaison... 6 ans plus tôt.
1912
- Le tailleur Franz Reichelt est mort en sautant du premier étage de la tour Eiffel alors qu'il voulait tester son invention, le « manteau-parachute ». Ce fut son premier... et dernier essai !
- Le britannique Lawrence Oates souffrant de gelures et se sachant condamné par la gangrène se laissera mourir de froid sur la banquise, se sacrifiant ainsi pour ne pas compromettre la survie de ses compagnons en les retardant au retour de l'expédition « Terra Nova » au pôle Sud. Son sacrifice fut vain car tous périrent moins de 2 semaines plus tard.
1917
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Le mystique Raspoutine... [Cliquez]

Une robe d'enfant accrochée à une croix, près de l'ancien pensionnat de Kamloops,
en hommage aux 215 sépultures anonymes
Objectifs des pensionnats pour autochtones
Les pensionnats autochtones ou pensionnats indiens étaient une forme d'enseignement public en internat destiné aux Autochtones au Canada*.
Il s'agissait d'institutions destinées à scolariser, évangéliser et assimiler les enfants autochtones. Cette pratique, qui séparait les enfants de leur famille, a été décrite comme le fait de « tuer l'indien dans l'enfant ». Bien plus que des écoles, ces pensionnats étaient des « centres d'endoctrinement culturel ». Ces institutions se sont maintenues durant plus d'un siècle et demi, le dernier ayant fermé ses portes en novembre 1996. Au total, 150 000 enfants membres des Premières Nations, Inuit et Métis ont dû les fréquenter. Une bonne partie de ceux-ci n'ont jamais retrouvé leur famille. Entre 3 000 et 6 000 y sont morts. Cette institution a laissé des séquelles très graves sur les peuples autochtones. Loin de leur famille et de leur communauté, 7 générations d'enfants autochtones ont été privés de leur identité à la suite d''efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit.
*Au Canada, le terme « Peuples autochtones » désigne les premiers habitants du pays et leurs descendants, qui se divisent en 3 groupes distincts reconnus par la Constitution : les Premières Nations, les Inuits et les Métis.
Kamloops. Un pensionnat emblématique

Le pensionnat indien de Kamloops, situé à Kamloops en Colombie-Britannique, faisait partie du réseau de pensionnats pour Autochtones au Canada.
Ouvert en 1890, il pouvait accueillir jusqu'à 500 élèves au début des années 1950, ce qui en faisait le plus grand pensionnat du pays. Dirigé par les missionnaires Oblats de Marie-Immaculée, il est resté en activité jusqu'en 1978, soit près d'un siècle de fonctionnement.
Les archives, bien que lacunaires, indiquent une discipline stricte et des conditions de vie similaires aux autres pensionnats : privation, isolement, sévices.
La vie au pensionnat

Entrer dans un pensionnat, c'était perdre sa famille, sa langue et sa culture. Les enfants étaient arrachés à leurs parents, parfois envoyés à des centaines de kilomètres de chez eux.
Dès leur arrivée, on leur coupait les cheveux, on leur retirait leurs vêtements traditionnels, on leur interdisait de parler leur langue. Ils recevaient un nouveau nom, souvent chrétien, et devaient suivre un rythme strict dicté par les responsables religieux ou administratifs.
Les témoignages rassemblés par la « Commission de Vérité et Réconciliation (CVR) » décrivent un quotidien difficile marqué par la solitude, l'absence de contact avec les parents et la famille, la frustration liée à l'interdiction de parler sa langue maternelle, la piètre qualité de l'enseignement, la faim, l'institutionnalisation, les règles strictes, le travail excessif, les châtiments corporels, les agressions sexuelles et l'absence de personnes de confiance.
Entre 3 000 et 6 000 enfants sont morts dans ces pensionnats autochtones. Environ la moitié des enfants sont morts de la tuberculose ou d'autres maladies infectieuses les conditions sanitaires y étant déplorables, d'autres enfants dans les incendies qui ont ravagé ces établissements souvent vétustes et d'autres encore par le suicide ou en tentant de fuir.
Mai 2021 : Découverte de possibles sépultures non marquées d'enfants

En mai 2021, les dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique, Tk'emlúps te Secwépemc, annoncent dans un communiqué la découverte d'un charnier de 215 enfants inhumés dans des tombes anonymes sur le site l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops.
Tk'emlúps te Secwépemc avaient engagé Sarah Beaulieu, une jeune anthropologue de l'Université de la vallée du Fraser, pour sonder le site à l'aide d'un « radar à pénétration du sol (GPR) ». Beaulieu a scanné le site entre le 21 et le 23 mai. Elle avait déclaré que les capteurs à distance ont détecté des « anomalies » qui indiquent que des restes d'enfants pourraient être enterrés sur le site.
Il faut préciser que le GPR ne montre pas directement des restes humains : il détecte des anomalies dans le sol (perturbations, formes, alignements). Mais pour les communautés concernées, ces données confirmaient des récits transmis depuis des générations.
L'annonce de Kamloops a eu un effet d'électrochoc. Dans les semaines suivantes, d'autres communautés ont mené des recherches similaires, révélant des centaines d'autres sépultures non marquées.
Les recherches menées par le Centre National pour la Vérité et la Réconciliation (CNVR) ont permis de confirmer plus de 4 000 décès d'enfants, d'identifier plus de 400 sites d'enterrement non marqués et de constater que 32 % des décès recensés ne comportent aucun nom enregistré.
La recherche des corps, un processus complexe

En juillet 2026, soit plus de 5 ans après avoir provoqué une onde de choc mondiale, la cheffe de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir, indique qu'aucune décision n'a encore été prise concernant d'éventuelles exhumations. La communauté privilégie une phase de consultation avec des dizaines d'autres Nations autochtones affectées afin de dégager un consensus, tout en s'efforçant d'accéder aux dossiers d'indemnisation des survivants avant leur destruction prévue par la Cour Suprême du Canada en 2027.
« On ne va pas simplement dans n'importe quel cimetière pour exhumer des corps, juste pour prouver que quelqu'un est mort. C'est un manque de respect envers notre culture... Chaque nation a le droit de décider de la marche à suivre. »
Citation de Garrison Settee, grand chef du Manitoba Keewatinowi Okimakanak
Le système des pensionnats autochtones au Canada est officiellement qualifié de « génocide culturel »
et certains experts ou observateurs parlent plus largement de « génocide » en raison de la destruction volontaire d'un groupe
Alors que faut-il en penser... à vous de juger !
Année 1573 - France (Gers) : Lectoure
Les écus de Jean V d'Armagnac

En 1470, Jean V d'Armagnac entra en conflit direct avec Louis XI, qui obtint du parlement sa condamnation au motif de haute trahison.
Le 5 mars 1573, les troupes royales parviennent à s'emparer du proscrit, réfugié dans son château de Lectoure. Le sénéchal de Beaucaire tenta de lui faire dire où était son trésor de guerre, mais devant son mutisme, le tua de ses mains. La ville fut ensuite mise à sac.
Les écus de Jean V d'Armagnac ne furent jamais retrouvés et il est fort probable qu'ils reposent encore dans le château de Lectoure.
A vous de chercher !
Année 1564 - France (Gard) : Pont-Saint-Esprit
Les sarcophages antiques d'Arles

Sarcophage de la remise de la loi à Saint-Pierre - Arles
En 1564, le roi Charle IX, en visite dans le sud-est de la France, jeta son dévolu sur des sarcophages antiques du cimetière des Alyscamps à Arles.
Il fut convenu que les plus belles d'entre ces pièces seraient acheminées par bateau vers Paris pour décorer le Louvre.
Cependant, le navire fit naufrage à Pont-Saint-Esprit juste au niveau des arches. Rien ne fut jamais tenté pour retirer des boues du fleuve, les sarcophages ainsi que des oeuvres médiévales et des objets métalliques datant de l'antiquité, collectées par Charle IX au cours de son voyage !
En 1944, un bombardement allié mené près du pont fit jaillir des graviers du fleuve, des vases, des morceaux d'antiques ainsi qu'une statuette du XVe siècle.
Bien que ces trésors soient presque à portée de main, il est stupéfiant de constater qu'aujourd'hui, rien n'a été fait pour les dégager !
Le musée d'Avignon conserve quand même deux vases romains en argent, finement ouvragés, retrouvés près du lieu du naufrage à l'occasion d'une sécheresse qui avait complètement révélé le lit du fleuve.
A vous de chercher !
Année 1535 - France (Seine-et-Marne) : Nantouillet
Les tonneaux d'or du chancelier du Prat
C'est parce qu'il espérait pouvoir acheter son élection en tant que pape que le chancelier Antoine du Prat avait accumulé dans un caveau secret de son château de Nantouillet quelques 400 000 écus cachés dans des tonneaux.
La révélation à François 1er de l'existence de cette fortune le rendit suspect et fut cause de sa disgrâce.
Il mourut en 1535. Aussitôt le roi investit son château, tous les biens du chancelier furent saisis mais son trésor resta introuvable.
Le château de Nantouillet repose sur un système complexe de souterrains où fort probablement... repose les tonneaux d'or.
A vous de chercher !
Année 1440 - France (Vendée) : Tiffauges
La fortune maudite de Gilles de Rais

Barbe-bleue
Gilles de Rais, Maréchal de France qui après avoir été le compagnon de chevauchée de Jeanne d'Arc s'adonna à l'alchimie et au satanisme. Accusé d'avoir violé et tué plus de 140 enfants et adolescents, il finira sur le bûcher en 1440.
Pour la petite histoire ce personnage très controversé ne cessa d'inspirer l'imaginaire populaire et l'on vit en lui le modèle de 'Barbe-bleue'.
Son trésor en liquidité serait toujours dissimulé dans l'une des cryptes secrètes de son château de Tiffauges.
A vous de chercher !