Texte à méditer :   Le bleu profond attire l'homme vers l'infini, il éveille en lui le désir de pureté et une soif de surnaturel.   Vassily Kandinsky

Les 3 dernières histoires

 Le pensionnat de Kamloops. Mémoire d'une tragédie - le 29.08.2026 » 09:06 par Chantal_Belgique


Une robe d'enfant accrochée à une croix, près de l'ancien pensionnat de Kamloops,
en hommage aux 215 sépultures anonymes

  

Objectifs des pensionnats pour autochtones
Les pensionnats autochtones ou pensionnats indiens étaient une forme d'enseignement public en internat destiné aux Autochtones au Canada*.
Il s'agissait d'institutions destinées à scolariser, évangéliser et assimiler les enfants autochtones. Cette pratique, qui séparait les enfants de leur famille, a été décrite comme le fait de « tuer l'indien dans l'enfant ». Bien plus que des écoles, ces pensionnats étaient des « centres d'endoctrinement culturel ». Ces institutions se sont maintenues durant plus d'un siècle et demi, le dernier ayant fermé ses portes en novembre 1996. Au total, 150 000 enfants membres des Premières Nations, Inuit et Métis ont dû les fréquenter. Une bonne partie de ceux-ci n'ont jamais retrouvé leur famille. Entre 3 000 et 6 000 y sont morts. Cette institution a laissé des séquelles très graves sur les peuples autochtones. Loin de leur famille et de leur communauté, 7 générations d'enfants autochtones ont été privés de leur identité à la suite d''efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit.

*Au Canada, le terme « Peuples autochtones » désigne les premiers habitants du pays et leurs descendants, qui se divisent en 3 groupes distincts reconnus par la Constitution : les Premières Nations, les Inuits et les Métis.


Kamloops. Un pensionnat emblématique



Le pensionnat indien de Kamloops, situé à Kamloops en Colombie-Britannique, faisait partie du réseau de pensionnats pour Autochtones au Canada.
Ouvert en 1890, il pouvait accueillir jusqu'à 500 élèves au début des années 1950, ce qui en faisait le plus grand pensionnat du pays. Dirigé par les missionnaires Oblats de Marie-Immaculée, il est resté en activité jusqu'en 1978, soit près d'un siècle de fonctionnement.
Les archives, bien que lacunaires, indiquent une discipline stricte et des conditions de vie similaires aux autres pensionnats : privation, isolement, sévices.


La vie au pensionnat



Entrer dans un pensionnat, c'était perdre sa famille, sa langue et sa culture. Les enfants étaient arrachés à leurs parents, parfois envoyés à des centaines de kilomètres de chez eux.
Dès leur arrivée, on leur coupait les cheveux, on leur retirait leurs vêtements traditionnels, on leur interdisait de parler leur langue. Ils recevaient un nouveau nom, souvent chrétien, et devaient suivre un rythme strict dicté par les responsables religieux ou administratifs.

Les témoignages rassemblés par la « Commission de Vérité et Réconciliation (CVR) » décrivent un quotidien difficile marqué par la solitude, l'absence de contact avec les parents et la famille, la frustration liée à l'interdiction de parler sa langue maternelle, la piètre qualité de l'enseignement, la faim, l'institutionnalisation, les règles strictes, le travail excessif, les châtiments corporels, les agressions sexuelles et l'absence de personnes de confiance.
Entre 3 000 et 6 000 enfants sont morts dans ces pensionnats autochtones. Environ la moitié des enfants sont morts de la tuberculose ou d'autres maladies infectieuses les conditions sanitaires y étant déplorables, d'autres enfants dans les incendies qui ont ravagé ces établissements souvent vétustes et d'autres encore par le suicide ou en tentant de fuir.


Mai 2021 : Découverte de possibles sépultures non marquées d'enfants



En mai 2021, les dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique, Tk'emlúps te Secwépemc, annoncent dans un communiqué la découverte d'un charnier de 215 enfants inhumés dans des tombes anonymes sur le site l'ancien pensionnat autochtone de Kamloops.
Tk'emlúps te Secwépemc avaient engagé Sarah Beaulieu, une jeune anthropologue de l'Université de la vallée du Fraser, pour sonder le site à l'aide d'un « radar à pénétration du sol (GPR) ». Beaulieu a scanné le site entre le 21 et le 23 mai. Elle avait déclaré que les capteurs à distance ont détecté des « anomalies » qui indiquent que des restes d'enfants pourraient être enterrés sur le site.

Il faut préciser que le GPR ne montre pas directement des restes humains : il détecte des anomalies dans le sol (perturbations, formes, alignements). Mais pour les communautés concernées, ces données confirmaient des récits transmis depuis des générations.
L'annonce de Kamloops a eu un effet d'électrochoc. Dans les semaines suivantes, d'autres communautés ont mené des recherches similaires, révélant des centaines d'autres sépultures non marquées.

Les recherches menées par le Centre National pour la Vérité et la Réconciliation (CNVR) ont permis de confirmer plus de 4 000 décès d'enfants, d'identifier plus de 400 sites d'enterrement non marqués et de constater que 32 % des décès recensés ne comportent aucun nom enregistré.


La recherche des corps, un processus complexe



En juillet 2026, soit plus de 5 ans après avoir provoqué une onde de choc mondiale, la cheffe de la Première Nation Tk'emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir, indique qu'aucune décision n'a encore été prise concernant d'éventuelles exhumations. La communauté privilégie une phase de consultation avec des dizaines d'autres Nations autochtones affectées afin de dégager un consensus, tout en s'efforçant d'accéder aux dossiers d'indemnisation des survivants avant leur destruction prévue par la Cour Suprême du Canada en 2027.


« On ne va pas simplement dans n'importe quel cimetière pour exhumer des corps, juste pour prouver que quelqu'un est mort. C'est un manque de respect envers notre culture... Chaque nation a le droit de décider de la marche à suivre. »

Citation de Garrison Settee, grand chef du Manitoba Keewatinowi Okimakanak

  

Le système des pensionnats autochtones au Canada est officiellement qualifié de « génocide culturel »
et certains experts ou observateurs parlent plus largement de « génocide » en raison de la destruction volontaire d'un groupe

Alors que faut-il en penser... à vous de juger !


Trésors enfouis à découvrir - le 12.08.2026 » 15:09 par Chantal_Belgique


Année 1573 - France (Gers) : Lectoure
Les écus de Jean V d'Armagnac



En 1470, Jean V d'Armagnac entra en conflit direct avec Louis XI, qui obtint du parlement sa condamnation au motif de haute trahison.
Le 5 mars 1573, les troupes royales parviennent à s'emparer du proscrit, réfugié dans son château de Lectoure. Le sénéchal de Beaucaire tenta de lui faire dire où était son trésor de guerre, mais devant son mutisme, le tua de ses mains. La ville fut ensuite mise à sac.
Les écus de Jean V d'Armagnac ne furent jamais retrouvés et il est fort probable qu'ils reposent encore dans le château de Lectoure.

A vous de chercher !

  


Année 1564 - France (Gard) : Pont-Saint-Esprit
Les sarcophages antiques d'Arles



Sarcophage de la remise de la loi à Saint-Pierre - Arles


En 1564, le roi Charle IX, en visite dans le sud-est de la France, jeta son dévolu sur des sarcophages antiques du cimetière des Alyscamps à Arles.
Il fut convenu que les plus belles d'entre ces pièces seraient acheminées par bateau vers Paris pour décorer le Louvre.
Cependant, le navire fit naufrage à Pont-Saint-Esprit juste au niveau des arches. Rien ne fut jamais tenté pour retirer des boues du fleuve, les sarcophages ainsi que des oeuvres médiévales et des objets métalliques datant de l'antiquité, collectées par Charle IX au cours de son voyage !
En 1944, un bombardement allié mené près du pont fit jaillir des graviers du fleuve, des vases, des morceaux d'antiques ainsi qu'une statuette du XVe siècle.
Bien que ces trésors soient presque à portée de main, il est stupéfiant de constater qu'aujourd'hui, rien n'a été fait pour les dégager !
Le musée d'Avignon conserve quand même deux vases romains en argent, finement ouvragés, retrouvés près du lieu du naufrage à l'occasion d'une sécheresse qui avait complètement révélé le lit du fleuve.

A vous de chercher !

  


Année 1535 - France (Seine-et-Marne) : Nantouillet
Les tonneaux d'or du chancelier du Prat

C'est parce qu'il espérait pouvoir acheter son élection en tant que pape que le chancelier Antoine du Prat avait accumulé dans un caveau secret de son château de Nantouillet quelques 400 000 écus cachés dans des tonneaux.
La révélation à François 1er de l'existence de cette fortune le rendit suspect et fut cause de sa disgrâce.
Il mourut en 1535. Aussitôt le roi investit son château, tous les biens du chancelier furent saisis mais son trésor resta introuvable.
Le château de Nantouillet repose sur un système complexe de souterrains où fort probablement... repose les tonneaux d'or.

A vous de chercher !

  


Année 1440 - France (Vendée) : Tiffauges
La fortune maudite de Gilles de Rais



Barbe-bleue


Gilles de Rais, Maréchal de France qui après avoir été le compagnon de chevauchée de Jeanne d'Arc s'adonna à l'alchimie et au satanisme. Accusé d'avoir violé et tué plus de 140 enfants et adolescents, il finira sur le bûcher en 1440.
Pour la petite histoire ce personnage très controversé ne cessa d'inspirer l'imaginaire populaire et l'on vit en lui le modèle de 'Barbe-bleue'.
Son trésor en liquidité serait toujours dissimulé dans l'une des cryptes secrètes de son château de Tiffauges.

A vous de chercher !


Harrison Oneke. Prisonnier à 30 mètres sous la mer - le 13.07.2026 » 08:38 par Chantal_Belgique

Harrison Okene, un cuisinier nigérian, a survécu 60 heures piégé sous l'eau après le naufrage de son navire en 2013, un exploit qui défie toute logique !!!

  

Nous sommes en mai 2013. Harrison Okene, un Nigérian de 29 ans, embarque en tant que cuisinier à bord du « Jascon 4 », un remorqueur affrété au forage pétrolier dans la région.



Jacson 4


Le naufrage
Le 26 mai 2013, alors que le navire se situe à un peu plus de 30 kilomètres des côtes nigérianes, le Jascon 4 chavire et sombre à 30 mètres de profondeur dans l'Océan Atlantique.
Je venais d'aller aux toilettes. J'ai fermé la porte et j'étais assis sur les toilettes lorsque le navire a tourné vers la gauche. La prochaine chose que j'ai vue, c'est que les toilettes sur lesquelles j'étais assis étaient soudainement au-dessus de ma tête.se souvenait-il au micro de la BBC. La lumière s'est éteinte et j'ai entendu tout le monde crier, crier. J'ai réussi à ouvrir la porte et à sortir, mais je n'ai trouvé personne. La force de l'eau m'a poussé dans l'une des cabines et j'ai été coincé là.



Ce qu'il n'aurait jamais imaginé dans ce moment, c'est que ce coup d'eau serait aussi un coup de chance. Ce coup d'eau le poussa vers une bulle d'air, une oasis d'oxygène qui allait lui permettre de réaliser un exploit impensable : survivre près de 3 jours au fond de la mer. Des 12 membres d'équipage du Jascon 4, il sera le seul à avoir eu cette chance.


La survie



Coincé dans un petit endroit, vêtu d'un simple boxer, il réussit à survivre pendant 60 heures au fond de l'eau. Non sans mal. En effet, Harrison raconte qu'après les cris qu'il avait entendu, un silence pesant était venu s'installer. Dans le froid et l'obscurité totale, à moitié immergé, il se souvient avoir senti des poissons lui manger la peau blessée par les coups reçu lors du naufrage. J'étais habillé uniquement en boxer, explique-t-il. Je pensais à ma femme, à ma mère. Je passais mon temps à chanter des louanges, se souvient-il. Sans boisson ni nourriture, conscient que l'oxygène de la bulle d'air miraculeuse était en train d'être consommé, il se disait que son destin était scellé.


La recherche des corps



Au sol, une société de plongée néerlandaise DNC Global est engagé par la société propriétaire de Jascon 4 et dépêchée pour aller récupérer les corps des marins.
Trois plongeurs, coordonnés par un superviseur qui pouvait suivre leurs actions par caméra depuis un navire en surface, ont été emmenés dans une chambre pressurisée sur le navire coulé.

Harrison pouvait les entendre alors que les plongeurs rentraient dans le navire à la recherche des corps. Il frappa autant que possible sur les murs de la cabine pour attirer leur attention. J'étais désespéré. Il n'y avait presque pas d'oxygène dans la bulle d'air, j'avais du mal à respirer.
Et puis la lumière d'une lampe torche était apparue sous l'eau. Harrison plongea et alla toucher la main du plongeur qui la tenait. Le plongeur, Nicolaas van Heerden, dira plus tard que sentir quelqu'un l'attraper « a été le moment le plus effrayant de toute ma carrière », même si évidemment la terreur a été rapidement remplacée par l'adrénaline et l'excitation d'avoir trouvé quelqu'un vivant.



Une caméra sous-marine a capturé le moment où
le plongeur Nicolaas van Heerden a pris la main d'Harrison, après une première frayeur


Le sauvetage
Le choc passé… Comment remonter Harrison affaibli physiquement, traumatisé psychologiquement et qui n'a aucune expérience de la plongée ?
Nous ne pouvions pas simplement le ramener à la surface. Nous avons dû trouver un moyen sûr de le faire sortir et ensuite de le décompresser explique Nicolaas van Heerden. Les sauveteurs lui ont apporté du matériel de plongée et lui ont expliqué comment l'utiliser. Puis ils le conduisirent lentement à travers le navire coulé jusqu'à une chambre pressurisé. Tout était plein de boue, on ne voyait rien raconte Harrison.
Après trois jours au fond de la mer, Harrison a passer encore trois jours dans une chambre de décompression sur le navire, pour normaliser ses niveaux d'azote, qui sous haute pression s'accumulent dans les tissus et peuvent provoquer une crise cardiaque.
Au total, l'opération de sauvetage aura duré trois heures et mobilisé trois plongeurs simultanément, sans compter l'assistance de l'équipage.


Qu'est devenu Harrison Okene après son sauvetage ?
Malgré de graves cauchemars et le syndrome du survivant Harrison Okene a suivi une formation rigoureuse pour devenir plongeur professionnel en grande profondeur. Et c'est ainsi, qu'il a été engagé comme plongeur par la compagnie même qui avait mené les opérations de sauvetage ayant conduit à sa propre découverte.
Devenu une figure médiatique mondiale, son histoire continue d'inspirer à travers des documentaires et des livres relatant sa survie.